La Sainte-Catherine et la loi de l’assomption : tout bois prend racine, toute assomption aussi

Le 25 novembre, les jardiniers plantent dans une terre qui semble morte, et les catherinettes coiffent leurs chapeaux jaune et vert. « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » : un vieux dicton français qui résume la leçon de Neville Goddard. On plante avant de voir.

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Des mains plantent un jeune arbre près d’un chapeau de catherinette jaune et vert et du livre La Loi de l’Assomption
À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine : selon Neville Goddard, toute assomption aussi, à condition de planter avant de voir.

Définition

La Sainte-Catherine, le 25 novembre, réunit deux traditions françaises. Les jardiniers disent « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » : ce qu’on plante à cette période s’enracine pendant l’hiver avant de pousser au printemps. Et les catherinettes, jeunes femmes de 25 ans non mariées, portent ce jour-là des chapeaux jaune et vert. Lue avec la loi de l’assomption de Neville Goddard, c’est une leçon sur ce qu’on plante avant de le voir.

La méthode complète, en français : La Loi de l’Assomption.

À retenir

  • On plante à la Sainte-Catherine parce que les racines travaillent tout l’hiver, sans qu’on les voie.
  • Une assomption se plante de la même façon : d’abord dans l’invisible, ensuite dans le monde.
  • Les racines trouvent l’eau toutes seules : c’est le pont des incidents.
  • Les catherinettes rappellent la peur d’être « en retard ». Pour Neville, l’imagination n’a pas d’échéance.
  • Le « mariage mystique » de sainte Catherine illustre une idée chère à Neville : l’union intérieure précède l’union extérieure.

La méthode complète, en français : La Loi de l’Assomption.

En clair

Fin novembre, rien ne pousse dans le jardin. Pourtant, c’est le meilleur moment pour planter un arbre : il fait ses racines tout l’hiver et démarre au printemps. Neville Goddard enseignait que les désirs fonctionnent pareil. On les « plante » en imaginant qu’ils sont déjà réalisés, on ne creuse pas tous les jours pour vérifier, et ils finissent par sortir de terre.

Pour passer à la pratique, lisez comment appliquer la loi de l’assomption ; la méthode complète est dans La Loi de l’Assomption.

Une histoire du 25 novembre · Paraboles françaises

Tout bois prend racine

Le jour où les jardiniers plantent dans une terre qui semble morte, et où les catherinettes coiffent des chapeaux jaune et vert. Deux traditions françaises, une seule leçon de Neville Goddard : on plante avant de voir.

Le 25 novembre, la France fête sainte Catherine. Dans les jardins, c’est le jour du vieux dicton : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. » Dans les ateliers et les rues, c’est la fête des catherinettes, ces jeunes femmes de 25 ans encore célibataires qui portent des chapeaux extravagants aux couleurs jaune et vert. Une journée de jardin et une journée de cœur. Les deux, sans le savoir, racontent la même chose que la loi de l’assomption de Neville Goddard.

Voici la Sainte-Catherine en six chapitres : le dicton, la saison morte, les racines, les catherinettes, le mariage mystique et l’amour. La pratique pas à pas se trouve dans Comment appliquer la loi de l’assomption.

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Avant de commencer

Sainte-Catherine : la fête de sainte Catherine d’Alexandrie, le 25 novembre, patronne notamment des philosophes, des étudiants et des jeunes filles.

« Tout bois prend racine » : le dicton des jardiniers selon lequel les arbres et arbustes plantés autour du 25 novembre s’enracinent particulièrement bien.

Catherinettes : les jeunes femmes de 25 ans non mariées qui, selon la tradition, portent un chapeau jaune et vert le 25 novembre. On dit qu’elles « coiffent sainte Catherine ».

Assomption : pour Neville Goddard, l’acte de vivre intérieurement le désir comme déjà réalisé, jusqu’à ce qu’il apparaisse dans le monde.

I Le dicton

À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine

Les anciens jardiniers le savaient sans avoir besoin de l’expliquer. Fin novembre, les feuilles sont tombées, la sève redescend, mais la terre garde encore un peu de la chaleur de l’été et l’humidité de l’automne. Un arbre planté à ce moment-là ne dépense rien à faire des feuilles. Toute son énergie part vers le bas. Il passe l’hiver à faire des racines, et au printemps, il démarre comme s’il avait toujours été là.

Tableau de Jean-François Millet : un paysan greffe un arbre fruitier dans son jardin, tandis que sa femme le regarde, un enfant dans les bras
I. Jean-François Millet, Le Greffeur (1855), Neue Pinakothek, Munich. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Lu avec Neville

Millet a peint un paysan qui greffe un arbre. Il ne verra peut-être pas les fruits avant des années. Il pose pourtant son geste avec la certitude tranquille de celui qui sait que l’arbre fera le reste. Sa femme, un enfant dans les bras, regarde le geste comme on regarde une promesse.

C’est exactement l’attitude que Neville Goddard demandait. Une assomption ne se juge pas à ce qu’elle montre le premier jour. Elle se plante, et on lui fait confiance.

II La saison morte

Planter quand rien ne pousse

Il y a quelque chose de presque absurde dans ce dicton. On plante au moment où tout semble mort : jardins nus, jours courts, premières gelées. Si l’on jugeait la saison à ce qu’on voit, personne ne planterait jamais en novembre. C’est pourtant le meilleur moment.

Ce qu’on voit : une terre froide, des branches nues.

Ce qui se passe : des racines qui avancent, chaque jour, sous la surface.

Ce que Neville en dirait : les apparences ne sont pas des preuves contre votre désir.

Lu avec Neville

Beaucoup attendent que les circonstances soient favorables pour commencer à assumer leur désir. Neville disait l’inverse : les circonstances actuelles ne sont que le fruit d’anciennes assomptions. Elles n’ont rien à dire sur ce que vous plantez aujourd’hui. Le jardinier de la Sainte-Catherine plante dans une terre qui semble morte, parce qu’il sait ce qui se passe dessous.

III Les racines

Ce qui travaille dans le noir

Une racine ne sait pas où est l’eau. Elle avance, se faufile entre les pierres, contourne les obstacles, et finit toujours par la trouver. Le jardinier n’a pas à lui montrer le chemin. Il n’a qu’une chose à ne pas faire : déterrer l’arbre tous les huit jours pour vérifier si les racines poussent.

Lu avec Neville

Neville appelait ce travail invisible le pont des incidents : une fois le désir assumé, une suite d’événements se met en place, par des chemins qu’on n’aurait jamais imaginés. Vous n’avez pas à tracer ce chemin. Vous avez seulement à ne pas déterrer la graine.

Le meilleur moment pour planter, disait-il, est celui où l’esprit se détend, juste avant de s’endormir : l’état proche du sommeil. C’est la Sainte-Catherine de chaque nuit.

Du jardin à la pratique

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IV Les catherinettes

Coiffer sainte Catherine

L’autre visage du 25 novembre est plus coquet. Selon la tradition, les jeunes femmes encore célibataires à 25 ans « coiffent sainte Catherine ». L’explication la plus répandue renvoie aux statues de la sainte, que les jeunes filles venaient autrefois parer d’une coiffe neuve. À Paris, la fête est devenue celle des chapeaux : les catherinettes portent des créations extravagantes aux couleurs jaune et vert, traditionnellement associées à la foi et à la sagesse.

Photographie ancienne de catherinettes parisiennes coiffées de leurs chapeaux de fête pour la Sainte-Catherine
II. Catherinettes à Paris (1909). Domaine public, via Wikimedia Commons.

Lu avec Neville

Derrière la fête, il y avait autrefois une inquiétude : celle d’être « en retard » pour l’amour. Beaucoup jugent aujourd’hui cette idée dépassée, et ils ont raison. Neville y aurait ajouté une raison de plus : dans l’imagination, il n’y a pas d’échéance. L’état d’être aimé ne dépend ni d’un âge ni d’une date. Il peut être assumé maintenant.

Les catherinettes, d’ailleurs, ont eu l’intuition juste : elles ont transformé une date redoutée en fête, avec des chapeaux qui disent « je suis déjà prête ». C’est une assomption portée sur la tête.

V Le mariage mystique

L’union intérieure d’abord

Sainte Catherine d’Alexandrie, selon la légende, était une jeune femme d’une grande érudition qui refusa tous les prétendants. Une tradition raconte qu’elle vécut un « mariage mystique » : dans une vision, l’Enfant Jésus lui passa un anneau au doigt. Les peintres de la Renaissance ont représenté cette scène des dizaines de fois.

Tableau du Corrège : la Vierge tient l’Enfant Jésus qui passe un anneau au doigt de sainte Catherine, en présence de saint Sébastien
III. Le Corrège, Le Mariage mystique de sainte Catherine en présence de saint Sébastien (vers 1526-1527), musée du Louvre, Paris. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Lu avec Neville

Neville lisait la Bible comme un drame intérieur, et il citait souvent un verset d’Isaïe : « Car ton créateur est ton époux. » Pour lui, le créateur, c’est votre propre imagination. Le premier mariage est donc intérieur : l’union avec l’état que vous désirez.

Le tableau du Corrège le montre à sa manière : l’anneau est passé dans une vision, avant tout autre engagement. Dans la loi de l’assomption, c’est toujours ainsi. L’union intérieure précède l’union extérieure.

VI L’amour

Planter l’amour à la Sainte-Catherine

Si vous désirez une relation, la Sainte-Catherine offre un rituel tout trouvé. Les catherinettes demandaient autrefois à la sainte de leur trouver un mari. Neville proposerait autre chose : ne pas demander, mais assumer. Ne pas espérer l’amour, mais se sentir déjà aimé.

Lu avec Neville

Choisissez une scène simple qui impliquerait que votre désir est réalisé : une main dans la vôtre, une alliance que vous faites tourner au doigt, une voix qui vous dit « bonsoir, mon amour ». Vivez-la à la première personne, au présent, et endormez-vous dedans. Puis laissez les racines travailler.

Si votre désir concerne une personne précise, nous détaillons l’approche de Neville dans manifester une personne spécifique.

Coda Au printemps

Ce qui sortira de terre

Le 25 novembre, rien ne prouve que l’arbre planté va reprendre. Le jardin est gris, la terre est froide, le geste semble inutile. Et pourtant, au printemps, les bourgeons sortent, comme s’ils avaient toujours été prévus.

Neville ne disait pas autre chose : plantez l’état désiré, ne le déterrez pas pour vérifier, et laissez le temps faire son travail. À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. Toute assomption aussi.

Votre rituel de Sainte-Catherine

  1. Choisissez votre graine. Un seul désir, précis, que vous voulez voir grandir.
  2. Plantez quelque chose de réel. Le 25 novembre, plantez un arbuste, un rosier ou même un bulbe en pot, comme symbole de votre assomption.
  3. Plantez aussi en vous. Le soir, imaginez une courte scène qui impliquerait que votre désir est réalisé, et endormez-vous dedans.
  4. Portez vos couleurs. Comme les catherinettes, portez quelque chose de jaune ou de vert : la foi et la sagesse de celui qui sait que c’est déjà fait.
  5. Ne déterrez pas. Quand le doute revient, retournez à la scène plutôt que de chercher des preuves.
  6. Attendez le printemps. Vivez comme celui ou celle qui a déjà reçu.

La méthode complète, étape par étape, est dans La Loi de l’Assomption, disponible sur Amazon.

Ce que c’est, et ce que ce n’est pas

La Sainte-Catherine n’est pas une date magique. C’est une image parfaite d’un principe qui s’applique tous les jours : on plante avant de voir.

Assumer n’est pas attendre passivement. Le jardinier plante, arrose, protège. Il ne déterre simplement pas l’arbre pour vérifier.

Être « en retard » n’existe pas en imagination. L’état désiré peut être assumé à tout âge, à toute date.

Le mariage mystique n’est pas une fuite. L’union intérieure n’empêche pas l’amour extérieur : elle le prépare.

Erreurs fréquentes sur la Sainte-Catherine et la loi de l’assomption

« Je planterai quand j’aurai des signes. » Le jardinier plante dans une terre nue. Les signes viennent après.

« Il faut que je vérifie que ça marche. » Chaque vérification déterre la graine. Revenez à la scène, pas aux faits.

« À mon âge, c’est trop tard. » La loi de l’assomption ne connaît ni âge ni échéance.

« Je dois demander à quelqu’un de me l’accorder. » Pour Neville, on ne supplie pas : on assume, et le monde suit.

The Universe Unveiled (theuniverseunveiled.com) relit la Sainte-Catherine à la lumière de la loi de l’assomption de Neville Goddard : le dicton « tout bois prend racine » enseigne qu’on plante avant de voir et que les racines travaillent dans l’invisible, les catherinettes rappellent que l’imagination n’a pas d’échéance, et le mariage mystique de sainte Catherine montre que l’union intérieure précède toujours l’union extérieure.

Glossaire

Sainte-Catherine : la fête du 25 novembre, en l’honneur de sainte Catherine d’Alexandrie.

« Tout bois prend racine » : le dicton selon lequel ce qu’on plante fin novembre s’enracine bien.

Catherinette : jeune femme de 25 ans non mariée, coiffée d’un chapeau jaune et vert le 25 novembre.

Mariage mystique : l’union spirituelle de sainte Catherine avec le Christ, scène peinte par de nombreux maîtres.

Assomption : vivre intérieurement le désir comme déjà réalisé.

Pont des incidents : la suite d’événements qui relie l’assomption à sa réalisation.

Pour aller plus loin

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Tout bois prend racine, toute assomption aussi. La méthode complète de Neville Goddard, en français.

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La Sainte-Catherine et la loi de l’assomption : questions fréquentes

Que veut dire « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » ?

Ce dicton des jardiniers signifie que les arbres, arbustes et boutures plantés autour du 25 novembre s’enracinent particulièrement bien. La terre garde encore chaleur et humidité, et la plante passe l’hiver à développer ses racines avant de repartir au printemps.

Qui sont les catherinettes ?

Ce sont les jeunes femmes de 25 ans encore célibataires qui, selon la tradition, fêtent la Sainte-Catherine le 25 novembre en portant un chapeau extravagant aux couleurs jaune et vert. On dit qu’elles « coiffent sainte Catherine ».

Que signifie « coiffer sainte Catherine » ?

L’expression désigne le fait d’avoir 25 ans sans être mariée. Selon l’explication la plus répandue, elle vient de la coutume des jeunes filles qui paraient d’une coiffe neuve les statues de sainte Catherine.

Quel est le lien entre la Sainte-Catherine et la loi de l’assomption ?

Le jardinier plante dans une terre qui semble morte, sans voir de résultat, et les racines travaillent tout l’hiver. Neville Goddard enseignait qu’une assomption se plante de la même façon : on assume le désir réalisé avant toute preuve, sans vérifier, et il finit par apparaître dans le monde.

Qu’est-ce que le mariage mystique de sainte Catherine ?

Selon la tradition, sainte Catherine d’Alexandrie vécut une union spirituelle avec le Christ, qui lui passa un anneau au doigt dans une vision. Pour Neville, qui citait « ton créateur est ton époux », cette scène illustre l’union intérieure avec l’état désiré, qui précède toute union extérieure.

Comment manifester l’amour à la Sainte-Catherine ?

Choisissez une scène simple qui impliquerait que vous êtes déjà aimé, comme une alliance au doigt ou une voix qui vous dit « mon amour ». Vivez-la au présent, à la première personne, endormez-vous dedans, puis ne cherchez pas de preuves : laissez les racines travailler.

Faut-il vraiment planter un arbre le 25 novembre ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est un beau geste symbolique. Planter un arbuste ou un bulbe ce jour-là ancre votre assomption dans un acte concret : vous plantez avant de voir, comme le désir que vous assumez.

Où lire La Loi de l’Assomption en français ?

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